INTERCAFE

CNAC – MURIMA W’ISANGI

Avant la création des associations des caféiculteurs, unions, fédérations et confédération nationale, les caféiculteurs parcouraient un long chemin pour vendre leur café aux stations de lavage les plus proches. En plus de cela, il y avait du vol lors de l’achat du café cerise et lors du paiement. Très souvent, ils passaient un de journées entières (à peu près deux nuitées) aux stations de lavage et à cette station de lavage, et parfois, leur café cerise n’était pas vendu car il était déjà presque pourri.

Par ailleurs, les caféiculteurs n’avaient pas d’autres activités complémentaires pour pallier aux chutes de la production et partant, de leurs revenus.

En 1997, les caféiculteurs se sont réunis et ont crée les premières associations collinaires, les unions et les fédérations. C’est dans ce cadre que la Confédération Nationale des Associations des Caféiculteurs du Burundi «CNAC-MURIMA W’ISANGI», a été créée en juin 2005 dans l’objectif de représenter les caféiculteurs au niveau national et international, former et informer régulièrement les producteurs afin de pouvoir participer à la gestion de la filière café (la commercialisation du café).

Dans sa mission de défense de leurs droits, les caféiculteurs réunis au sein des associations et unions voulaient se constituer dans des coopératives qui leur permettaient de contribuer à la relance économique et à une augmentation des revenus de plus de 750 000 ménages; soit plus de la moitié de la population burundaise.

Dans le processus de la privatisation de la filière café avec la chute des cours mondiaux, les caféiculteurs se plaignaient des prix très bas, parfois manquaient d’acheteurs potentiels mais ils s’investissaient toujours dans l’entretien des pépinières, l’irrigation, l’entretien des plantations, la fertilisation et le traitement phytosanitaire. Pendant la récolte de la production  de café cerise (la cueillette des cerises), les caféiculteurs transportaient le café cerise aux stations de lavage pour le dépulpage.

Actuellement, la Confédération Nationale des Associations des caféiculteurs enregistre 11 coopératives ayant de mini stations de lavage.

Ce travail qui est très exigeant ne se limite pas à ce niveau, le suivi du marché de café s’avère indispensable pour sa commercialisation, la préparation de campagne, etc.